Plus de 20 000 déplacés à Mahagi et Djugu : une crise humanitaire qui appelle à une action urgente

Lors d’une rencontre au bureau de la SOBDC, les acteurs du sous-groupe Sécurité Alimentaire (SECAL) ont alerté sur l’aggravation de la crise humanitaire dans les territoires de Mahagi et Djugu. Alors que plus de 20 000 nouveaux déplacés survivent sans assistance, la SOBDC appelle à une mobilisation d’urgence et à la réalisation d’évaluations de terrain pour structurer une réponse vitale.

Le 22 avril 2026, les acteurs du sous-groupe de travail Sécurité Alimentaire (SECAL) se sont réunis au bureau de la SOBDC pour leur réunion mensuelle habituelle. Au cours de cette réunion, les acteurs ont pu analyser une situation humanitaire qui prend de l’ampleur. Sous la facilitation d’Anuarite Akelo, ce cadre d’échange a permis de souligner des besoins critiques dans les territoires de Mahagi et Djugu, tout en insistant sur l’importance d’une mobilisation coordonnée.

Un état des lieux qui préoccupe

Les données partagées lors de la réunion dessinent une situation complexe qui demande une attention particulière :

A Mahagi,environ 1 164 ménages (soit près de 7 000 personnes) sont actuellement installés dans les aires de santé d’Ambere et Draju. Ces familles ont quitté leurs foyers suite à l’insécurité à Bugo et aux conséquences des intempéries à Pakenge.

Par ailleurs, à Djugu, plus de 19 266 personnes (3 211 ménages) ont récemment rejoint les aires de santé de Noga et Sanduku, fuyant les troubles en chefferie des Bahema-Badjere.

Sur le plan de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la situation est d’une grande précarité pour les milliers de familles déplacées à Mahagi et Djugu. Privés de leurs moyens de subsistance et de l’accès à leurs champs, ces ménages font face à une rupture immédiate de leurs stocks de nourriture, ce qui expose particulièrement les enfants et les femmes enceintes à un risque élevé de malnutrition. La pression exercée sur les familles d’accueil, déjà démunies, aggrave la rareté des denrées sur les marchés locaux, rendant l’accès à une alimentation équilibrée quasi impossible. Sans une assistance nutritionnelle d’urgence et une distribution de vivres, la santé de ces populations vulnérables, qui ne bénéficient actuellement d’aucun programme de soutien spécifique, risque de se détériorer rapidement.

Bien que la solidarité des familles d’accueil soit remarquable, le constat reste unanime : à ce jour, aucune action humanitaire d’urgence n’a encore pu être déployée pour couvrir les besoins vitaux en abris, eau potable et nourriture pour ces nouveaux déplacés.

Plaidoyer pour une intervention structurée

La SOBDC et l’ensemble des acteurs locaux travaillent activement à la planification d’une réponse. Toutefois, pour passer de la veille à l’action concrète, un plaidoyer est lancé auprès des partenaires à tous les niveaux.

L’objectif immédiat est donc la réalisation d’évaluations préliminaires approfondies. Ces enquêtes de terrain sont l’étape urgente et indispensable pour transformer ces chiffres en un plan de secours efficace (kits de survie, soins de santé, protection, etc.).

La SOBDC réaffirme son engagement à collaborer avec tout partenaire désireux d’apporter une réponse digne aux victimes des crises à Mahagi et Djugu.

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