Les responsables financiers du projet HST-LHL ont renforcé leurs capacités pour assurer une gestion claire, responsable et utile des ressources mises à disposition. Une étape essentielle pour garantir la confiance des partenaires et l’impact réel des actions sur le terrain.

Nairobi (Kenya), du 7 au 9 décembre 2025 – Dans un contexte où la transparence et la bonne gestion des fonds sont devenues indispensables dans l’action humanitaire, une formation a réuni à Nairobi les responsables financiers des organisations partenaires du projet HST-LHL, ou Humanitarian System Transformation through Local Humanitarian Leadership (Transformation du système humanitaire à travers le leadership humanitaire local), aux côtés d’Oxfam.
Parmi les participants figurait Dorcas Mosika, Chargée de Finance de la Solidarité pour le Bien-être et le Développement Communautaire (SOBDC). Pendant trois jours, elle a pris part à des échanges et travaux visant à améliorer la gestion des ressources financières au service des communautés.
Mieux planifier pour mieux agir

La formation a mis l’accent sur l’importance d’une bonne planification des budgets, du respect des activités prévues et de la justification claire des dépenses. Il a été rappelé que chaque dépense doit être conforme au budget approuvé et réalisée dans les délais, afin d’éviter les déséquilibres financiers qui peuvent fragiliser un projet.
Une attention particulière a été portée aux dépenses partagées entre plusieurs projets. Désormais, chaque organisation doit préciser avec clarté quelle part des coûts est liée à chaque projet et conserver les documents justificatifs correspondants. Cette exigence vise à garantir une utilisation juste et équitable des fonds.
Respect des délais : une responsabilité majeure
Les participants ont également échangé sur les délais de transmission des rapports financiers. Pour les projets qui se terminent en 2025, les rapports doivent être soumis avant la fin de l’année. Les fonds non utilisés après cette date seront réaffectés à d’autres projets.
Au-delà des chiffres, le respect de ces délais est un signal fort de sérieux et de crédibilité. Une organisation qui gère correctement ses ressources renforce la confiance de ses partenaires et améliore ses chances de bénéficier de futurs appuis.
La gestion financière, pilier de toute organisation

Un message clé a marqué les échanges : la gestion financière est le socle du bon fonctionnement d’une organisation. Elle a été comparée à l’entretien d’un véhicule. Sans suivi régulier, sans carburant de qualité et sans maintenance, le véhicule finit par tomber en panne avant d’arriver à destination.
Le responsable financier joue ainsi un rôle central : il veille à ce que chaque dépense soit justifiée, bien documentée et conforme aux règles, tout en anticipant les difficultés avant qu’elles ne deviennent des problèmes.
Des pratiques simples pour plus de transparence
La formation a rappelé quelques principes essentiels : partager les responsabilités, éviter qu’une seule personne prenne toutes les décisions financières, vérifier régulièrement les documents et assurer un suivi continu des dépenses.
Des exercices pratiques ont permis aux participants de mieux comprendre les risques liés à une mauvaise organisation et d’identifier des solutions concrètes pour renforcer les contrôles internes au sein de leurs structures.
Un pas de plus vers une action humanitaire crédible
Cette rencontre à Nairobi a réaffirmé une réalité simple : bien gérer les ressources, c’est respecter les communautés que nous servons. Chaque dollar bien utilisé contribue directement à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires.
Pour la SOBDC, cette formation renforce l’engagement de l’organisation à gérer les fonds avec rigueur, transparence et responsabilité, afin de maximiser l’impact de ses actions sur le terrain.
En rappel, le projet HST-LHL, mis en œuvre par Oxfam en République démocratique du Congo avec l’appui financier du Gouvernement du Royaume des Pays-Bas, vise à renforcer le leadership des organisations humanitaires locales dans la réponse aux crises. L’ambition est de rendre le système humanitaire plus juste et plus efficace en donnant davantage de place aux acteurs locaux dans la prise de décision, la gestion des ressources et la mise en œuvre des actions. À travers des formations et un accompagnement technique, le projet soutient les organisations nationales afin qu’elles répondent de manière plus adaptée, transparente et durable aux besoins des communautés affectées.
Elpi – media@sobdc.org